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 Journal sans mémoire

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Elenya Ombrelune
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Les jeux auxquels je joue : Final Fantasy XIV, Legend of Zelda: Breath of the Wild

MessageSujet: Journal sans mémoire   Jeu 19 Jan - 13:55

Je me réveille. Une odeur âpre d'iode et de souffre me prend aux narines. J'ouvre les yeux, et ce que je vois m'horrifie: un récif. Je suis dans une petite cage, située sur un récif infesté de corail. Les sahuagins.

Une douleur lancinante me prend à la tête. Je me recroqueville, paralysée par la douleur. Tandis que j'essaye de me calmer, j'entend un bruit sourd retentir. Un garde sahuagin se tenait devant ma prison de corail, lance à la main.


-Fshhhh, tais toi, misérable humaine! Rien ne sert de crier, bientôt le grand Léviathan engloutira ton âme et le rituel sera accompli.

De quel rituel parle-t'il? Pourquoi suis-je offerte en offrande à un Dieu païen? Autant de questions qui se bousculaient dans ma tête. Alors que je me redresse, j'essaye de trouver la réponse à toutes ces questions, puis la douleur revient, plus forte encore.C'est à ce moment que je réalise ce qui est en train de se passer. Ma mémoire... A disparu. Je n'ai plus aucun souvenir de ma vie passée, je ne sais même plus qui je suis. Je sais seulement que je suis emprisonnée par des hommes-bêtes voulant me sacrifier pour invoquer leur dieu.

Le soleil se couche déjà. j'ai passé des heures dans le silence, reculée dans ma cellule, recroqueville sur moi. Ma mémoire a disparu, et sitôt que j'essaye de me souvenir du passé, la douleur revient. Je suis abattue par cette nouvelle, mais je dois rester lucide. Fuir cet endroit est mon objectif principal, sans quoi je mourrai probablement dans les prochaines heures.
Je m'avance jusqu'aux barreaux de ma cellule. Il y a de l'agitation. La cérémonie doit être pour bientôt, et je sens l'angoisse monter en moi. Je veux vivre, je ne veux pas mourir maintenant. Il me faut fuir par n'importe quel moyen, et si je n'y parvient pas... Au moins j'aurai essayé. Mourir si jeune est une chose horrible, mais ces bêtes sans âme ne s'en soucient pas le moins du monde. Ils sont assoiffés de sang et veulent me sacrifier, pour une raison que j'ignore.
Je prend ma tête entre mes mains pour réfléchir, il me faut sortir d'ici, mais quelque chose vient déranger ma réflexion. Tiens, j'ai des oreilles bizarres, comme celles d'un chat... Oh! Une réminiscence de ce que je suis me frappe tel la foudre. Je suis une Miqo'te, une race d'hommes-chats pourvus de longues oreilles, d'une queue et de sens très développés. Ces sens pourraient être mon salut. En tant que miqo'te, je peux voir dans le noir. Voilà qui devrait m'aider à m'échapper.
Le soleil est maintenant loin derrière l'horizon, mais je vois toujours clairement. L'agitation de la fin de journée s'est muée en un calme oppressant, presque anormal. Je m'approche des barreaux de ma cellule pour voir ce qui se passe là-dehors. Il y a deux gardes à moitié endormis devant ma cellule, et partout autour, personne. Je vois d'autres gardes au loin postés devant une porte, probablement l'entrée de leur repaire. Je ne compte de toutes façons pas passer par-là.
Une demie heure se passe, et je réfléchit encore à comment sortir d'ici. La cellule est faite d'un récif de coraux et de fossiles incrustés dans la pierre poreuse. Les barreaux sont en bois rigide. Si j'arrache un fossile assez tranchant de la pierre et que je scie un barreau... Oui, je décide de mettre ce plan à exécution, mais je dois rester discrète. Bien qu'assoupis, ces gardes sont quand même armés de lances, et que mon sang coule maintenant ou pour la cérémonie ne change probablement pas grand chose pour eux, mais pour moi le résultat serait le même.

J'arrache donc un coquillage à un mur de ma prison, et j'entreprend de découper un barreau à la base, puis de le couper plus haut, pour pouvoir me faufiler à travers l'ouverture. Le corail coupant le bois fait du bruit, que j'essaye d'étouffer comme je peux. Mes yeux fixés sur les deux gardes, je suis galvanisée par la peur que l'on m'entende et que l'on me tue.

Deux heures. Trois? Bref, cela fait longtemps que je scie ce barreau de bois. je l'ai fragilisé à la base, et je m'attaque au haut du barreau. Ce bois est presque pétrifié tant il doit être là depuis longtemps. À bout de forces, je laisse tomber le fossile au sol, et tombe à sa suite. Adossée à la paroi poreuse, je sanglote. Je ne veux pas mourir, pas maintenant et pas de la main de ces horribles bêtes!
Alors que je m'enfouis dans le désespoir, mon pied heurte les barreaux de ma cellule. je relève la tête, les yeux remplis de larmes. La cellule est petite, et je peux peut-être casser le barreau fragilisé si je me plaque contre le mur et que je le pousse avec mes pieds. Cela fera beaucoup de bruit, assurément, mais je dois tenter le tout pour le tout. Je plaque donc mon dos contre la paroi, et commence à pousser avec mes pieds sur les barreaux. Je pousse de toute mes forces, j'entend les barreaux grincer, mais ils ne cassent pas. Je met toutes mes forces dans un dernier assaut, la force de mon désespoir. Clac! Un bruit sec. Le barreau fragilisé a cassé à la base! Je m'empresse de sortir de cette prison humide avant que les gardes se réveillent entièrement et réalisent ce qui vient de se passer. Je cours, et tandis que je m'éloigne, j'entend des cris et des bruits de métal dans mon dos. Je me retourne, et je vois les deux gardes courir vers leur camp pour sonner l'alerte. Par chance, ils ne m'ont pas vue. je cours le plus vite que mes petites jambes me le permettent, je tombe, me relève, et continue à courir. Je veux m'éloigner le plus vite possible de cet endroit affreux. Alors que, à bout de souffle, je m'arrête et je me retourne, je vois des milliers de lumières illuminer l'endroit où je me trouvais auparavant. Je vois aussi des torches, beaucoup de torches. Ils sont à ma recherche, et la lumière de ces torches se répand autour du camp tel une flaque d'huile. Si je ne pars pas très vite d'ici, ils vont me retrouver et ça sera fini de moi.

La couleur du ciel change. Je vois l'horizon se teinter de couleurs jaunes orangées. Le petit matin.
Je ne suis plus sur le récif de corail, mais dans une plaine sèche. Je sens toujours l'odeur iodée de la mer, mais je me sens déjà plus en sécurité. Je ne sais même pas comment je peux encore être debout après ces heures à courir. J'ai mal de partout, j'ai des égratignures sur les mains, les bras et les jambes. Mes vêtements sont en lambeaux, et le souffle vient à me manquer. J'ai couru grâce à la force du désespoir, mais alors que je redeviens calme, l'épuisement se fait ressentir. Je décide de me mettre à la recherche d'un endroit où dormir un peu, sinon je vais m'écrouler au milieu de cette plaine. Je me sens plus en sécurité que sur le récif de corail, mais je serai exposée. Si ces monstres viennes jusque là, ils me trouveront facilement.
Je marche encore quelques minutes avant de trouver un bâtiment étrange en ruines autour duquel poussent quelques cristaux étranges. Ils sont lumineux, et bleu clair. Ma curiosité attendra néanmoins, je n'ai pas le temps pour ça dans l'immédiat. J'entre donc dans le bâtiment. Il y avait probablement un étage, au vu des restes d'un escalier. Je me cache sous cet escalier, avec comme seule compagnie la pierre et quelques herbes, et m'endort lourdement. J'espère que je pourrai me revoir la lumière du jour...
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Elenya Ombrelune
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Les jeux auxquels je joue : Final Fantasy XIV, Legend of Zelda: Breath of the Wild

MessageSujet: Re: Journal sans mémoire   Lun 23 Jan - 15:35

Je me réveille. Mon dos me fais mal, mais je me réveille. Je suis vivante! Ces maudits homme-bêtes ne m'ont donc pas trouvé. Je ne sais pas pendant combien de temps j'ai dormi. Deux jours? Plus? Le fait est que le soleil est déjà haut dans le ciel. Je me lève du tas de gravats sur lequel j'ai dormi. Ma prison aurai presque été accueillante comparé à mon lit de fortune, mais je ne regrette pas de m'être évadé. Je sens mon ventre gargouiller. J'ai faim. Il va falloir que je mange, sinon mon évasion n'aurai pas servi à grand chose. Je n'ai rien qui me retient dans ces ruines, je peux donc partir à la recherche de nourriture de ce pas.

Mon ventre gargouille toujours de plus en plus. Je dois absolument manger! Je cherche de partout, et je tombe enfin nez à nez avec un arbuste rempli de petites baies bleues. Je ne sais pas du tout de quoi il peut s'agir, mais je dois manger, et ces baies m'apparaissent comme un festin.
Je commence donc à en manger une avec prudence, puis deux, puis je dévore toutes celles que je peux atteindre.

Je suis rassasiée, mais j'ai l'impression que quelque chose ne va pas. J'ai mal au ventre, et le sol est comme penché. Je trébuche avant de tomber lourdement au sol. Mon ventre me fait très mal, et j'ai l'impression que tout tourne autour de moi à une vitesse affolante. Les baies devaient être empoisonnées. Je me recroqueville de douleur, mon ventre me fait un mal horrible. Je reste là pendant quelques heures peut-être, en priant pour aller mieux. Je réussis enfin à me lever. Je n'ai plus mal, mais la douleur m'a fatiguée. Au moins j'ai mangé, et je ne mourrai pas de faim. Je ne m'en suis pas rendu compte pendant la pleine journée, mais je vois une légère lumière au loin. Je dois être proche d'habitation. Une ville! Je suis enfin sauvée! Je cours vers ces lumières qui me tendent la main, qui me sauvent de ce cauchemar dans lequel je suis depuis mon réveil dans la prison des sahuagin.

Le soleil se couche à l'horizon alors que j'arrive aux abords de cette petite ville en bord de mer. C'est un port avec quelques habitations faites de pierres blanches. J'arrive donc dans ce port, ne sachant où aller ou quoi faire. Je vois deux personnes s'approcher de moi. Ils portent tous les deux les mêmes vêtements, comme un uniforme. L'un d'eux est très grand et fort, avec une couleur de peau un peu verte. Je crois que c'est un Roegardyn. L'autre est plus petit, on dirait un Hyur. Le gros vert m'adresse la parole.


- Eh bien alors petite, que fais-tu ici, seule? Tu t'es perdue?
- Euh...
Il me fait un peu peur, le grand vert. Son collègue a du le voir, car il prend la parole, sur un ton plus doux.
- Ne t'en fais pas, tu ne crains rien. Nous sommes des gardes du Maelström, la Grande-Compagnie de Limsa Lominsa. D'où viens-tu, petite?
Je suis intimidée par ces deux gardes, et je ne sais quoi répondre. Ils ne me croiraient pas si je leur racontait la vérité. Mais d'un autre côté, que puis-je leur dire...
- N'aies pas peur, petite, nous n'allons pas te faire de mal, nous voulons t'aider. Comment tu t'appelles?
- Euh...
- Tu as bien un prénom, non?
- Euh oui, mais euh... Je, euh... Je ne sais plus...
Je suis sur le bord des larmes. Je ne sais plus qui je suis, je suis seule face à ces deux gardes, et je n'ai aucune réponse à leurs questions. La tête baissée, je n'arrive plus à retenir mes larmes. Je pleurs. Le garge Roegardyn reprend la parole.
- Allez petite, ne t'en fais pas, tout va s'arranger. Viens, allons à l'auberge, tu as besoin d'un bon bain et de sommeil. On t'aidera à te souvenir demain, d'accord?
- *snif* oui monsieur...
Le grand vert avait une voix bien plus calme, apaisante. Je les suis en sanglottant jusqu'à une grande porte double en bois. Je monte les quelques marches qui séparent le chemin du bâtiment, et j'entre, escortée par les deux gardes.
- Salut les gars! Qu'est-ce que je vous sers, ce soir?
- Salut patron, pas ce soir, il faut qu'on donne un coup de main aux ouvriers sur le chantier, on passera peut-être après.
Le grand vert me fait avancer devant lui, pour que le patron me voit.
- Tiens patron, on te la confie pour ce soir. Prépares-lui de quoi se remplir l'estomac, une chambre et un bon bain. Et mets-ça sur ma note. La pauvre est déboussolée.
- Ça marche mon ami, je lui prépare ça. Viens ici petite, n'aies pas peur.
Le patron a une voix un peu rauque, mais rassurante. C'est aussi un Hyur. Plus fin mais plus grand que le garde Hyur. Je suis un peu intimidée, et j'avance doucement. J'entend le grand vert dans mon dos.
- T'en fais pas petite, Jack est un bon gars, et il ne ferait pas de mal à une mouche. Demain quand tu te réveilleras, dis-lui de t'amener à nous, d'accord?
- O-oui monsieur.
- Très bien. Reposes-toi bien, petite.
Lui et son collègue sortent de la taverne sur ces paroles. Je me retrouve seule avec le patron de l'auberge, Jack.


- Installes toi sur une table, petite, j'arrive dans quelques instants.
Je m'exécute. Je me hisse sur une chaise, balançant mes pieds dans le vide, et j'observe autour de moi. L'auberge n'est pas très grande, de quoi installer environ vingt personnes peut-être. Elle est tout en bois et en pierre blanche, ce qui lui donne un côté authentique et accueillant. Aux murs sont exposés des instruments que l'on trouve sur des bateaux: des pagaies travaillées avec des motifs, des roues, et d'autres instruments que je ne connais pas. Mais ce qui attire le plus mon attention est une statue sculptée dans un gros morceau de bois. Dans un bois noir avec des lignes blanches, sculpté très fin et avec beaucoup de détails. C'était une tête d'animal avec une corne torsadée magnifique. Il y avait aussi une pierre noire sombre sur le front de la créature.
- C'est un Kirin, un animal légendaire. Il est dit que le Kirin ne se montre qu'aux aventuriers dont la destinée est hors du commun.
Je me retourne alors. Le patron se tient derrière moi, un plateau en bois dans les mains. Il me sourit. Je me sens bête, et je lui souris à mon tour. Quel bonheur que de voir quelqu'un me sourire! Je sais que j'ai déjà vu quelqu'un me sourire, mais je ne me rappelle plus qui...
Le patron, Jack, s'assied à côté de moi, et regarde à son tour la sculpture.

- C'est une figure de proue, un chef-d'œuvre. C'est cette figure qui a donné son nom à un bateau, le Kirin. Fin comme un oiseau, filant à la vitesse du vent sur les flots. C'était une pièce d'exception de la flotte limséenne. Il était justement reconnaissable grâce à la figure de proue que tu vois là. Elle est en bois d'un noir profond, parcouru de stries blanches, presque lumineuses. C'est de l'ébène astral, un bois très rare et prisé pour ses veines blanches dans son bois noir. Le menuisier qui a travaillé ce bois a une très grande renommée tant son travail reflète sa passion. Et la pierre qu'il a incrusté sur la tête de l'animal est un jais, symbole de force et de prospérité. Il préservait les marins du mauvais sort. Enfin jusqu'à ce que Léviathan l'envoie par le fond. Seule la figure a pu être sauvée de la fureur du briseur de marées.
Il y avait un air de nostalgie dans ses paroles.
- Vous avez été marin, monsieur?
- Oui, je l'ai été. J'ai même vogué à bord du Kirin. Et appelles moi Jack, je ne suis pas si vieux que ça tu sais!
Il se mit à rigoler. Jack a l'air d'être un homme simple et heureux. Je rit à mon tour avec lui. Je me sens bien, je ne pense plus à tout ce qui me tourmente. Cela me fait beaucoup de bien, d'ailleurs.
- Allez petite, mangeons, sinon on va manger froid.
- Oui Jack! En plus, je meurs de faim!
Aussi loin que je m'en souvienne, c'est-à-dire quelques jours, je n'avais pas autant parlé dans une seule phrase. Mais je suis désormais trop occupée par mon repas pour continuer à parler. Je prend donc ma cuillère et commence à manger.

C'était une délicieuse soupe, avec des haricots rouges. J'avais si faim que je n'ai pas laissé une seule goutte de ma soupe dans le bol en bois dans lequel elle était. Jack me regarde. On dirait qu'il veut me demander quelque chose.

- Comment tu t'appelles, petite? Je ne sais même pas ton prénom.
- Je, euh...
- Je comprends que tu ne veuilles pas me le dire. Tu peux au moins me dire ton âge?
- Je... Je ne sais pas...
- D'accord. Ce n'est pas grave, je comprends. Tes parents t'ont sûrement dit de ne pas dire ce genre de choses aux personnes que tu ne connais pas.
Mes parents... Je ne sais même pas qui sont mes parents. J'ai tout oublié, j'en ai même oublié mes parents. Sur ces mots, une réminiscence revient. Huit! Je ne suis pas sûre, mais je pense que c'est mon âge. Jack se lève, et se dirige vers les escaliers qui se dirigent à l'étage.
- Je vais préparer ta chambre, petite, je reviens dans quelques minutes.
- Huit!
Jack se retourne, un peu étonné
- Hein?
- J'ai huit ans...
Il me regarde, et me sourit.
- Je ne te forçait pas à me le dire, mais je suis content que tu me l'aies confié.
- C'est que je viens juste de m'en souvenir...
- Oh... Je vois.
Malheureusement non, Jack. Tu es loin de voir ce que je vis...
- Bien, je vais préparer ta chambre et te faire couler un bain. Je viens te chercher quand c'est prêt, d'accord?
- Oui, d'accord.
Jack monte les escaliers. Je l'entend déverrouiller une porte, et la refermer sur lui. Je suis seule dans la pièce, que je continue à observer. Je m'émerveille toujours devant ce Kirin, cette créature légendaire dont Jack m'a parlé. j'imagine le bateau sur lequel il y avait cette figure de proue. Il devait être vraiment beau. Peut-être que j'aimerais naviguer, moi aussi? Être parmi les marins, à découvrir des nouvelles îles, à partir à l'aventure pendant des mois, voguant sur les mers de ce monde. Je me rappelle du continent sur lequel je suis, mais des zones sombres subsistent. Je sais que ce continent s’appelle Éorzéa, j'en suis sûre. Ma mémoire est désordonnée, et je ne me souviens que de bribes de choses, sans pour autant me rappeler de mon passé. C'est là la seule chose que j'ai totalement oublié, à mon plus grand malheur.
Jack redescend les escaliers. j'ai l'impression que cela fait à peine quelques secondes qu'il est monté tant j'étais absorbée par mes pensées.


- Voilà petite, ta chambre est prête. Tu me suis?
- Oui, j'arrive.
Je rejoins Jack, et nous montons à l'étage. C'est un simple couloir, avec des portes de chaque côté. Il s'arrête devant l'une d'elles, et entre. Je le suis, et je découvre une petite chambre avec un grand lit au centre. Une petite porte se trouve sur la gauche, où de la vapeur s'échappe.
- Nous y voilà. je t'ai posé des affaires propres sur le lit. Tu peux t'en sortir seule à présent?
- Oui, euh... Je pense. Merci beaucoup Jack.
- C'est normal, voyons.
Il me sourit à nouveau. Je ne peux pas ne pas sourire à mon tour. Sa présence m'est réconfortante. Il referme la porte sur lui, et je me retrouve seule dans ma chambre pour la nuit. Je quitte mes vêtements, enfin mes lambeaux. Ils n'ont plus du tout l'air de vêtements. Je me dirrige vers la petite salle sur le côté, où une grande baignoire en pierre blanche m'attend. J'entre dans le bain. Cette sensation d'eau chaude sur ma peau fait couler quelques larmes le long de mes joues. C'est tellement agréable. Je suis nostalgique, mais nostalgique d'un passé dont je ne me souviens pas. Ces larmes de réconfort se muent en larme de tristesse. J'ai oublié mon passé, et ça me fait mal. Je me rappelle à peine de mon âge, c'est pathétique. Je me sens pathétique, minuscule dans ce monde gigantesque et hostile. Malgré le fait que je sois en sécurité, je ne me sens pas à ma place. Je n'appartient pas à cet endroit. Depuis que ma mémoire a disparu, je n'appartient plus à aucun endroit.
Je ressasse sans arrêt ces pensées qui me hantent, et j'aimerais les mettre de côté. J'essaye de me détendre, et m'assied confortablement sur une marche dans le bain. Je commence à m'endormir tant je suis bien dans cette eau chaude, mais je dois sortir et dormir dans un lit, pas dans un bain. En plus, je risquerai glisser et de me noyer dans mon sommeil. Après m'être savonnée et rincée, je sors du bain. Je m'essuie vivement, et je vais chercher les vêtements que Jack m'a laissé sur mon lit. Ils sentent bon. Ils sentent l'orange. Ils sont un petit peu grands pour moi, mais c'est mieux que mes haillons que j'avais avant d'arriver ici. Je met le haut qui m'arrive jusqu'à la taille, pose le pantalon par terre et je me glisse dans le lit. Il est très confortable. On dirait même qu'il est fait de plumes tant il est confortable. Il est bien trop grand pour moi, mais je ne m'en soucie pas. Après tout, je préfère dormir dans un lit trop grand que sous un escalier trop petit. La fatigue vient me couper à mes réflexions, et je m'endors, sereine et certaine de voir le soleil à mon réveil.
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